Avoisiner (verbe)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Verbe 

XVI e siècle. Dérivé de voisin. Être situé à proximité de. Les terres qui avoisinent la ferme. Les États avoisinant la France. Fig. Présenter une similitude, se rapprocher de. Un courage qui avoisine la témérité.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Être proche de, être voisin de, en parlant des choses. "Les terres qui avoisinent la forêt. Les États qui avoisinent la France."
Il se dit quelquefois des Personnes. "Être bien avoisiné," Avoir de bons voisins.



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 


Être dans le voisinage, à proximité d'un lieu.
VOLT.: « Les archipels qui avoisinent l'Inde à l'orient et au midi »
THÉOPHILE: « Je passe mon exil parmi de tristes lieux, Où rien de plus courtois qu'un loup ne m'avoisine »

HISTORIQUE
    XVIème siècle
O. DE SERRES: « Dont se resoudra le pere de famille, nonseulement d'esloigner les vins de toute mauvaise odeur, ains à les des bonnes »

ÉTYMOLOGIE
    À et voisin.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE AVOISINER. Ajoutez :

 2   V. réfl. S'avoisiner, devenir plus près, plus voisin.
Mme DE GASPARIN: « Le rocher s'avoisine, vous en distinguez l'arête, le voilà »
    S' est une expression génevoise que Mme de Gasparin affectionne et qui se trouve aussi dans R. Töpffer.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


Être proche, être voisin. Il ne se dit que De la proximité de lieu. "Les terres qui avoisinent la forêt. Les provinces qui avoisinent la France."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Verbe 


Être proche, être voisin. Il ne se dit que De la proximité de lieu. "Les terres qui avoisinent la forêt. Les Provinces qui avoisinent la France".
Il se met avec le pronom personnel, et signifie, Se rapprocher. "La recette ne tardera pas à s' de la dépense. Ces deux Plaideurs semblent vouloir s'avoisiner, " Entendre à un accommodement.
On dit en Poésie, qu'"Un arbre," qu'"un rocher avoisine les cieux," pour dire, qu'Il est fort élevé.



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Être proche, être voisin. Il ne se dit que De la proximité de lieu. "Les terres qui avoisinent la forêt. Les Provinces qui avoisinent la France."
On dit en Poësie, qu'"Un arbre, qu'un rocher avoisine les cieux," pour dire, qu'Il est fort élevé.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Verbe 

["A-voâ-ziné", tout bref.] Être proche, être voisin. Il ne se dit que de la proximité du lieu. 'Les terres qui "avoisinent la" forêt; les Provinces qui "avoisinent la" France.
   "Rem." Suivant le "Dict. Gramm." ce verbe est aujourd'hui entièrement hors d'usage. Suivant "Vaugelas" et "Th. Corneille", il ne se dit plus qu'en poésie: ce rocher "avoisine les cieux". Suivant le Dict. de l'"Acad." il se dit au propre, en parlant des lieux. Croyons donc avec "Chapelain" et "Charpentier", que c'est par une mauvaise délicatesse que ce mot est consacré en poésie.
- Un Auteur moderne s'en est servi au figuré. 'Penser autrement, c'est " l'hérésie".
- "Rousseau" de Genève, l'emploie au propre avec la prép. "à" 'Quand on "avoisine à" de grandes Puissances. Ce régime est contraire à l'usage.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Verbe 


Estre proche. estre voisin. Il ne se dit que des lieux. "Les terres qui avoisinent la forest. les Provinces qui avoisinent la France". On dit en poësie qu'"Un arbre," qu'"un rocher avoisine les nues".




Emplacement dans le dictionnaire :

avocasserie
avocat
avocate
avocatier
avoine
avoir
avoir droit de marque
avoir du poids
avoisiné

avorté
avortement
avorter
avorton
avouable
avoue
avoué
avouer
avoyer
avrelon
avril




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Louis-Sébastien MERCIER (Tableau de Paris : t. 1 à 4)

...dans la bonne compagnie, ce qu'on n'y trouve pas, c'est la naïveté. Quoi de plus rare dans nos moeurs et dans nos conversations ? C'est un siecle triste que celui où cette qualité charmante semble avoisiner la sottise, où un aveu libre de la disposition habituelle de notre esprit et de notre coeur fait rougir je ne sais quelle pudeur, et arrache le sourire de la malignité. L'artifice gâte tout, il ôte à...


Citation n°2 de Louis-Sébastien MERCIER (Tableau de Paris : t. 1 à 4)

...la vraie configuration du globe. L'attention journaliere suppléera peut-être à toute la profondeur du génie, et l'étonnera lui-même. La sentinelle, sous ce point de vue, ne mérite pas nos dédains. Avoisiner un objet, n'est pas encore le toucher ; et nous avons sous les yeux des secrets qui ne se dévoileront peut-être qu'aux hommes auxquels nous accordons le moins d'estime. Il faut mettre les talens en...


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